Quête et errance de Lama Vigotzé, le
moine Bhoutanais qui aurait aimé être
Le Neveu de Rabelais

Page 243 : CHAPITRE XII – SOIF DE GITANE: VISION D’UN MARRANE À NAÎTRE.

Contexte:

Nous sommes en 1575, dans un caravansérail de Surat au sud du Gujarat. Par les « hasards » du roman se trouvent réunis Lama Vigotzé, un moine errant disciple de Drukpa Kunley, Javeed un révolutionnaire indien, Geert Verdomme un marchand flamand un peu anarchiste et admirateur d’Érasme et de Rabelais, et Célia une gitane qui, bien sûr, voit l’avenir dans les traces qu’elle fait en jetant des osselets sur un peu de sable et de cendres.
Elle vient d’avoir une « vision » qui pourrait annoncer un progrès de la libre-pensée au cours du siècle suivant.
Une discussion s’en suit à propos des courants libertaires déjà sensibles à cette époque aux Pays-Bas, en France et en Angleterre.
Au cours de cette conversation Geert fait une remarque:

Extrait

(…)
 » Célia a raison, les époques lumineuses de respect de la liberté individuelle, de la libre-pensée et de la libre expression, ont toujours été très courtes.
Le vrai problème, que nul, à ma connaissance, n’a jamais résolu, pourrait se résumer ainsi: si Drukpa et Rabelais ont raison, comme nous le pressentons clairement, pourquoi les hommes, quelles que soient les chances que leur donne l’Histoire, préfèrent-ils, inlassablement, l’asservissement à la liberté?

Un silence tomba sur leur table.
Ils n’ont pas non plus de réponse à cette énigme. »

Je partage cet extrait parce que j’aimerais comprendre la réponse à cette énigme.
Chaque fois que je relis ce texte, que j’ai écrit!, je me sens angoissé: je connais la question, je n’ai pas de réponse… Qui peut tenter d’en discuter?

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